Un Oujdi Architecte et Cinéaste en Suisse
signe son premier ouvrage sur le Maroc...
A propos de l’auteur :
Hakim Boulouiz est né à Oujda où il a effectué ses études jusqu’au baccalauréat. D’abord à l’Ecole primaire Ibn Hazm, puis au Collège Sidi Yahya, enfin au lycée Abdellmoumen. Il est architecte diplômé de l’Institut d’architecture Lambert-Lombard à Liège en Belgique. Son projet de fin d’étude consistait à une école primaire et maternelle et son travail écrit était consacré à une introspection du Zellige comme art traditionnelle marocain dans le contexte moderne et contemporain.
D’autre part l’auteur est titulaire d’un DEA (diplôme d’Etudes Approfondies) en Urbanisme et Aménagement du Territoire en Suisse. Doctorant à l’Université de Genève ; ses recherches s’articulent autour de la ville, l’urbain et le cinéma en cotutelle entre l’Institut d’Architecture sous la direction de Rémi Baudoui et la faculté des lettres sous la direction de Patrizia Lombardo.
Il est notamment réalisateur diplômé de l’Ecole de Cinéma de Genève d’où il est sorti en juin 2006 major de sa promotion (meilleur film et meilleurs notes de sa volée). Son court-métrage « Les Tombales » inspiré d’une nouvelles de Guy de Maupassant datant du 19ème siècle, a obtenu le Grand Prix du jury et reçu également la haute distinction de la Fondation Livre Cinéma Théâtre présidé par Jean-Louis Peverelli, une mention spéciale décernée à des adaptations cinématographiques jugées audacieuses et réussies. Ce film traite des thèmes brûlants tel que l’amour, la mort, la Chine et l’Irak…tout en suggérant subtilement la sottise et la stupidité de la Guerre.
Notre jeune artiste est aussi responsable des Archives et Publications à l’Ecole de Cinéma de Genève. Dernièrement, il a été nommé au sein de cette institution, assistant à la direction et chargé de cours.
En parallèle Hakim Boulouiz écrit des nouvelles…une d’entre elles titrée «Quarante nuits» a été publiée en Suisse. Il prépare aussi un premier roman où l’héroïne principale est tout simplement un petit morceau de mosaïque appelé « Zellidja » qui habite un coin oublié d’une médina envahie par des multiples cybercafés...Une métaphore d’une certaine société prise entre le passé et l’avenir.
Enfin Hakim explique très souvent qu’il ne fait pas de différence entre l’architecture et le cinéma le passage de l’un à l’autre est tout à fait justifié. Selon lui, ses deux disciplines se complètent parfaitement : « Le raisonnement est presque le même qu’il s’agit de musique, de poésie, de cinéma ou d’architecture (…) un geste, une esquisse, un cri, une phrase…devient du domaine de l’art lorsqu’il est porteur d’un projet, d’un concept propre et fondateur de l’acte accompli (…). Je suis contraint régulièrement d’expliquer mon parcours liant architecture et cinéma. Déjà à partir des années 80 beaucoup de chercheurs, de colloques, de séminaires principalement aux Etats-Unis, au Canada, en Irlande… se sont penchés sérieusement sur la dimension cinématographique de l’architecture et celle architecturale et urbaine du cinéma (…). A ce sujet voici par exemple quelques questionnements qui se posent :
- Pourquoi et comment le 7ème art nourrit-il la réflexion de l’architecte ?
- Comment l'architecture alimente-t-elle la vision et la perception de l'espace et du temps que le cinéma suggère ?
« Que je dessine une maison où je réalise un film… j’essaye toujours de me mettre devant les yeux mon mythe idolâtrant sans raison l’œil de l’architecte et le regard du cinéaste (...). J’ai un pressentiment qu’un jour on sera contraint à enseigner le cinéma dans les écoles d’architecture et l’architecture dans les écoles de cinéma. Pourquoi pas d’abord en Suisse… !
Nouvelles littéraires
Marrakech Cinéma, une ville au fil des bobines. Hakim Boulouiz. Chems, 2005.
Ted Robert ou l'ange volé. Hank Vogel. Le Stylophile, 2006.
A la poursuite du vent ou le vieux Jules. Hank Vogel. Civetta, 1974.
